Je t'écris de ces ciels de quart monde où les corps si légers d'enfants trop peu nourris s'élèvent sans faire de bruit
Je t'écris du plumier d'un vieillard solitaire à la chambre oubliée
Je t'écris de l'Afrique où l'on meurt par milliers
Je t'écris d'un désert où l'épave d'un bateau se souvient de la mer
Je t'écris d'une terre où des maisons s'écroulent...
Des quatre coins de la terre, Je t'écris des tranchées de guerres abandonnées
On nous fera plus avaler que la vie est une fatalité.